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Un sursis pour rebondir. Cycles Lapierre, l’un des derniers bastions français de la filière vélo, ont été placés ce mardi 25 août en redressement judiciaire. Une procédure qui permet notamment de geler les dettes et d’obtenir des délais de paiement. Le procureur de Dijon, Olivier Caracotch, a précisé auprès de l’AFP qu’une « première période d’observation de six mois » avait été fixée.
Le fabricant, dont les difficultés témoignent des turbulences qui traversent l’industrie, avait sollicité cette mesure le 5 août dernier, afin de lui donner le temps de trouver un repreneur après la faillite de sa maison-mère, le néerlandais Accell, géant européen du vélo (Raleigh, Winora, Haibike…).
« Voilà une étape de passée et on espère capitaliser sur ça », a réagi William Perrier, directeur général de la marque qui emploie 106 salariés. « Ça va juste nous permettre de regarder devant et de construire sereinement le futur de l’entreprise », a-t-il ajouté au sortir de l’audience au tribunal de commerce de Dijon.
Au début du mois, William Perrier avait assuré vouloir trouver « un investisseur capable de soutenir durablement l’entreprise », fondée à Dijon en 1946, et « préserver un maximum d’emplois ».
Si les Cycles Lapierre, qui ont réalisé près de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, ont notamment équipé plusieurs athlètes aux derniers Jeux olympiques, ils ont subi de plein fouet le placement en cessation des paiements de leur maison-mère.
Cette faillite est cependant intervenue après les difficultés de Lapierre à surmonter l’explosion de la bulle Covid. « Baisse des volumes, stocks trop importants dans l’ensemble du secteur, promotions massives et forte pression sur les marges » ont « durement touché » l’entreprise dijonnaise, avait-elle admis lors du dépôt de sa demande de placement en redressement judiciaire.
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