Une vingtaine d’élus signataires de la « Charte de la transparence » de l’association parisienne Transparence Citoyenne

Par :
Allison Vaslin
mardi 24 février 17:05 - 2 min
Partager le post:
Ecouter l'article
Post image

De l’Île-de-France en passant par le Nord et le Sud de l’Hexagone, à date, une vingtaine de candidats aux municipales a déjà signé la « Charte de la transparence citoyenne ».

A l’approche des élections municipales, l’association Transparence Citoyenne, qui se dit non-partisane et qui promeut la transparence, la responsabilité et la moralité de la vie publique, a diffusé ce texte en réponse à l’utilisation « à tort et à travers » par « de trop nombreux élus » de l’argent public, milite sur X Guillaume Leroy, président de l’association, qui appelle un maximum de candidats à signer la charte.

Parmi les signataires actuels, six candidats franciliens – à Charenton-le-Pont et à Grigny notamment -, ainsi que deux candidats à Chartres, un à Marseille, un à Roubaix ou encore à un Dijon.

À lire aussi : Une association parisienne dénonce les subventions « loufoques » attribuées aux associations par le Conseil de Paris

Cette charte s’articule autour de sept engagements pour les élus, « rédigés en fonction des abus identifiés lors [d’une] analyse globale des notes de frais ».

La Charte a été diffusée par l’association en vue des élections municipales. ©Transparence citoyenne sur X

Au titre des engagements, par exemple : ne pas acheter de vêtements sur des fonds publics, démissionner d’un mandat en cas de condamnation définitive pour atteinte à la probité, ou pour tout ce qui a trait à la corruption, la prise illégale d’intérêt ou le favoritisme.

L’association devant le tribunal administratif de Paris

Ces derniers mois, l’association a mis au jour les notes de frais d’édiles, dont celles de la maire de Paris Anne Hidalgo, qui a déposé plainte pour « dénonciations calomnieuses ». La mairie de Paris a également menacé l’association d’une amende de 210 000 euros.

Transparence Citoyenne s’est ainsi retrouvée à se défendre devant le tribunal administratif de Paris, le 9 février dernier, pour faire suspendre cette amende « inique » et « arbitraire », selon les termes de l’association, ce, « le temps de savoir si [l’amende] est légale ou non ».

En attendant la décision définitive, la mairie de Paris peut demander le paiement de l’amende, ce qu’elle a fait en sommant le Trésor public de « ponctionner » le compte bancaire de l’association de « 20 fois sa trésorerie ».

Author image

Allison Vaslin

Partager le post:

0 Commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail et votre nom de famille ne seront pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles associés