
Qui était Maât, la déesse égyptienne de la justice au temps des pharaons ?

Dans l’Égypte des pharaons, la justice n’est jamais un simple appareil d’État, encore moins une abstraction froide. Elle porte un nom, « Maât », elle a un visage, elle est une divinité portant une plume d’autruche. La justice est une plume. Une plume d’autruche, car « Maât » s’écrit avec le hiéroglyphe de la plume de cet oiseau aux plumes légères mais grandes, idéales pour la balance, vivant dans le désert qui est un espace de vérité nue sans artifice.
Justice, vérité, droiture, ordre, équilibre…
Si la déesse « Maât » représente la justice avec sa plume, le « Maât » est bien plus que cela : il désigne tout à la fois l’ordre du monde, la rectitude morale, l’équilibre des saisons, la mesure dans la parole, la justesse dans le geste. On pourrait croire à un slogan politique ; c’est plutôt un concept cosmique et universel. Le Nil déborde « comme il faut », « sans détruire », le soleil se lève « à sa place », les hommes vivent « dans la bonne proportion » : tout cela, c’est Maât ! Et si tout cela semble incontournable, c’est parce que le roi, pharaon, se présente d’abord comme celui qui « fait Maât », celui qui met en œuvre ce concept sur terre.
Les grandes ailes souvent déployées par la déesse de la justice et de la vérité renvoient à sa fonction de

0 Commentaire
Laisser un commentaire
Votre adresse e-mail et votre nom de famille ne seront pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *