Structure d’accueil illégale à Yerres : deux des assistantes maternelles seront jugées en septembre

Par :
Mylène Hassany
lundi 27 juillet 2026 16:54 - 3 min
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L’affaire a fait grand bruit, et pas seulement en Essonne. Agés de quatre mois à huit ans, 12 enfants gardés dans la maison d’assistantes maternelles (MAM) « L’Atelier des petits » avaient été retrouvés, jeudi 16 juillet, dans une voiture, enfermés là pour les dissimuler lors d’un contrôle de la PMI, a détaillé le parquet d’Evry.

Les enfants y avaient été découverts par la police municipale de Yerres, alors que l’une des assistantes maternelles « barrait le sous-sol » pour en empêcher l’entrée, a notamment raconté le maire de Yerres, Nicolas Dupont-Aignan, interrogé par France TV.

17 enfants étaient accueillis dans cette maison d’assistantes maternelles, installée dans un pavillon de cette ville de l’Essonne. Soit bien plus que le nombre revendiqué auprès des parents, c’est-à-dire huit enfants.

Propriétaire des lieux et dirigeante de l’association « L’Atelier des petits », Siham E. n’avait qu’un agrément lui permettant d’accueillir quatre enfants en même temps. Placées en garde à vue au commissariat de Montgeron, puis placées sous contrôle judiciaire, la dirigeante et l’une de ses employées seront jugées fin septembre au tribunal judiciaire d’Evry.

Mise en danger de mineurs

Trois assistantes maternelles (dont l’une sans agrément, retiré le 3 juin 2026 pour une période de quatre mois) travaillaient dans cette MAM, déjà dénoncée par des parents aux services du département. Certains parents employeurs s’étaient plaints, par exemple, d’odeurs de cannabis, de négligences, de prix abusifs ou encore de ne pas pouvoir accéder aux lieux de vie des enfants, ces derniers étant récupérés dans un sas avant d’entrer dans la maison.

D’après Le Parisien Essonne, début 2025, un signalement avait été effectué auprès de la PMI à propos de cette MAM, sans que rien ne se passe. Un second signalement avait finalement déclenché le contrôle du 16 juillet.

Siham E. « aurait rejeté en bloc tout manquement, quitte à nier les évidences », d’après Le Parisien, citant une source proche du dossier. L’assistante maternelle se serait défendue en expliquant que c’était « la première fois que 17 enfants se trouvaient en même temps dans la maison ».

L’employée comparaîtra pour « accueil moyennant rémunération de mineurs après une décision de suspension d’agrément » et « mise en danger de 12 mineurs ». La dirigeante de la MAM sera jugée pour « mise en danger de mineurs », ainsi que pour « détention de marchandises présentées sous une marque contrefaisante », de nombreux articles et produits de luxe ayant été retrouvés par les enquêteurs à son domicile principal, situé à Brunoy.

En 2025, un rapport du Sénat pointait des contrôles PMI encore « insuffisants » et « lacunaires » pour les structures privées. « Le risque est d’arriver à des situations de maltraitance volontaires ou involontaires, surtout s’il n’y a pas le personnel adéquat », avait déploré alors la sénatrice Emilienne Poumirol auprès du JSS.

Le rapport faisait également le constat d’un « sous-dimensionnement chronique des moyens humains et financiers alloués au contrôle des crèches », et appelait à la « mise en place d’un contrôle au service de la qualité de l’accueil et du respect du bien-être de l’enfant ».

Dans l’attente de leur procès, la propriétaire et l’employée ont interdiction d’entrer en contact et d’exercer une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs.

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Mylène Hassany

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