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« Six mois après l’octroi des 30 renforts accordés par le ministre de l’Intérieur pour le service des étrangers, je tenais à vous rendre compte de nos très bons résultats en matière de politique migratoire. »
Dans un courrier du 22 septembre adressé aux élus des Hauts-de-Seine, le préfet du département, Alexandre Brugère, a dévoilé les chiffres « encourageants » relatifs à cette politique, à commencer par la délivrance des titres de séjour dont les délais se sont « considérablement améliorés ». En quelques mois, les délais de traitement seraient passés de 142 jours à 92 jours. « Un niveau désormais inférieur à la moyenne nationale », pointe le préfet.
Les délais de traitement des autorisations de travail sont quant à eux passés de 75 jours à 14,7, « plus forte baisse enregistrée au niveau national », se félicite encore Alexandre Brugère.
Les dossiers en stock ont pour leur part baissé de 42 %, avec 24 000 dossiers contre 14 000 « en date aujourd’hui ». Dans le détail, 6 000 dossiers ont pu être traités par mois contre la moitié avant l’octroi des renforts.
Ce courrier aux élus intervient quelques semaines après le dépôt d’un recours devant la justice administrative par l’association des Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers, qui estime notamment que le préfet bloquerait le renouvellement des titres de séjour.
« A vouloir être le champion des OQTF et des expulsions, ce sont les services qui s’auto-submergent au détriment du traitement des renouvellements des titres de séjour », avait entre autres tancé le collectif.
Dans le même courrier adressé aux élus, le préfet rappelle que « l’Etat considère que ces deux politiques vont de pair : un traitement diligent pour les étrangers en situation régulière qui ont le droit à un titre de séjour (…) mais une absolue fermeté pour les étrangers qui n’ont pas à être sur [le] sol [français] ».
Plus récemment, une lettre ouverte signée par 200 élus et une vingtaine d’associations et consultée par le journal l’Humanité a été remise au préfet, l’exhortant de mettre fin au blocage du traitement des titres de séjour des étrangers en situation légale dans le département.
Les signataires y décrivent des rendez-vous impossibles, des délais anormaux et des dossiers laissés en suspens, et appellent notamment à rétablir un accueil physique en préfecture et à accélérer les titres des jeunes étrangers suivis par l’Aide sociale à l’enfance (ASE).
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